(1) George LAKOFF, (2010), « Why it Matters How We Frame the Environment », Environmental Communication, 4:1, 70-81. – Cet article est consultable via ce lien
(2) Insistons-y immédiatement : cette référence aux neurosciences ne signifie pas une affiliation au cognitivisme (approche computationnelle tenant le cerveau comme une machine qui manipulerait des symboles selon des règles procédurales). On fait ici spécifiquement référence à un large courant de recherche basé sur cette affirmation quasi triviale : notre cerveau est incorporé ! Voir: CHARLIER Philippe, PIROTTON Gérard, (1995), « Communication et formation. Vers un dépassement des modèles de la transmission et du traitement de l’information », « Recherches en communication », n°4 – 1995. Voir spécialement les pages 165 à 169. [consultable ici]
(3) FASTREZ Pierre, (2014), « La prise en compte du corps en sémantique cognitive », Hermès, La Revue, 2014/1, n° 68, Pages 36 à 42. [consultable ici]
MEUNIER Jean-Pierre, (2003), « Approches systémiques de la communication. Systémisme, mimétisme, cognition », de Boeck, Bruxelles. Voir spécialement les pages 129 à 165
(3) Erving GOFFMAN, (1991), « Les cadres de l’expérience », Ed de Minuit, Paris. [Ed. orig. en anglais : « Frame Analysis. An Essay of the Organization of Experience, 1974].
(4) Antonio R. DAMASIO, (1995), « L’erreur de Descartes », La raison des émotions », Odile jacob, Paris. [Ed. Orig. (1994), « Descartes’ Error. Emotion, Reason, and Human Brain », A. Grosset /Putman Books]
(5) LAKOFF George, JOHNSON Mark, (1985), « Les métaphores dans la vie quotidienne », Éditions de Minuit, Propositions, Paris. [Ed. Orig. :« Metaphors We Live By » University of Chicago, 1980].
(6) LAKOFF, George, JOHNSON Mark (1998), « Philosophy In The Flesh : The Embodied Mind And its Challenge To Western Thought », Basic Books.
(7) On lira ici un court texte de Lakoff où il insiste sur cette notion, à propos du lien entre l’ouragan « Sandy », qui a frappé les Etats-Unis en 2012 et le dérèglement climatique. [consultable ici]
(8) Sur ce thème, on relèvera tout particulièrement les ouvrages suivants :
LAKOFF, George, (1996), « Moral Politics : How Liberals and Conservatives Think », University of Chicago Press, Chicago.
LAKOFF, George, (2004), « Don’t Think of an Elephant. Know Your Values and Frame the Debate », Chelsea Green.
LAKOFF, George, (2006), « Whose Freedom ? The Battle Over America’s Most Important Idea », New York Farrar, Straus and Giroux.
LAKOFF, George, (2009), « The Political Mind, A cognitive Scientist’s Guide to your Brain and its Politics », Penguin Books, New York.
LAKOFF, George, (2015), « La guerre des mots. Ou comment contrer le discours des conservateurs », Celsa, Les petits Matins, Paris. (Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Agnès El Kaïm) [Edition originale : « The ALL NEW Don’t Think of an Elephant ! », (2014), Chelsa Green Publishing Co, White River Junction, VT, USA].
(9) Une commission mondiale sur la gouvernance des risques liés au dépassement climatique a été installée, le 17 mai 2022, sous la présidence de Pascal Lamy. [consultable ici]
(10) Voir : FLUSBERG Stephen J, MATLOCK Teenie, THIBODEAU Paul, (2017), « Metaphors for the war (or race) against climate change », in : Environmental communication. A Journal of Nature and Culture, November 2017. [Consultable ici]
(11) [Consultable ici]
(12) « Protéger l’environnement et le climat est important pour plus de 90 % des citoyens européens » [Consultable ici]
(13) C’est un fait largement enseigné dans les écoles de marketing. Au début des années ’50, une grande firme d’automobiles américaine a procédé à des sondages pour recueillir auprès des consommateur·rices potentiel·les les arguments qui allaient présider au choix de leur future automobile. Les arguments déclarés alors étaient notamment la faible consommation en gasoil, la facilité pour la conduite urbaine (encombrement réduit pour le stationnement, etc.) La commercialisation de la voiture qui a suivi les préconisations de cette étude de marché a connu une vraie catastrophe. Et pour cause : les arguments rationnels déclarés dans une situation d’interview ne correspondent que très faiblement à ce qui préside au réel choix, à savoir des dimensions comme l’expression de l’estime de soi via la taille de la voiture, la comparaison sociale avec les membres de sa famille, ses collègues, ses voisins… On choisit sa voiture, non pour se déplacer, mais comme marqueur d’un statut social…
(14) Pour une autre présentation de ces considérations, voir: LIBAERT Thierry, (2020), « Des vents porteurs. Comment mobiliser (enfin) pour la planète », Edition Le Pommier, Paris
(15) LATOUR, Bruno (2017) « Où atterrir ? Comment s’orienter en politique », La découverte, Paris
(16) One Health. [Consultable ici]. Voir également: ROSSA-ROCCOR Verana, GIANG Amanda, KERSHAW Paul, (2021), « Framing climate change as a human health issue : enough to tip the scale in climate policy? », The Lancet Planetary Health, Vol.5, Issue 8, E553-E559, August 01, 2021. [Consultable ici]
(17) Framing de la justice climatique [Consultable ici]
(18) Sur ce point, on pourra consulter: PELUCHON Corine, (2021), « Les Lumières à l’âge du vivant », Seuil, Sciences humaines, Paris.
(19) Pour une possible présentation des théories de la communication, voir: PIROTTON Gérard (syllabus) « Approches pragmatiques et modèles de communication ». [Consultable ici] Sur le modèle « linéaire », voir spécialement les pages 3 à 11. On y fait aussi référence à la « Métaphore du conduit ». REDDY Michaël, (1979), « The Conduit Metaphor. – A Case of Frame. Conflict in our Language about Language. » in: ORTONY A. (ed), « Metaphor and Thought », Cambridge University Press, 1979 – Pages 284-324.
(20) On consultera notamment: ELIAS Norbert, (1991), « La société des individus » Paris, Fayard. (1987, pour l’édition originale en allemand.)
EHRENBERG Alain, (2018), « La mécanique des passions/ cerveaux, comportement, société », Odile Jacob, Paris.
EHRENBERG Alain, (1998), « La fatigue d’être soi », Paris, Odile Jacob.
EHRENBERG Alain, (1991), « Le culte de la performance », Paris, Calmann-Lévy.
(21) L’éco-anxiété est un état travaillé dans les cabinets de psychologie…
(22) BOHLER Sébastien (2019), « Le Bug humain. Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher » ? Robert Laffont, Paris.
(23) Une petite fable peut venir illustrer ce point. [Consultable ici]
(24) George MARSHALL, (2017), « Le syndrome de l’autruche – Pourquoi notre cerveau veut ignorer le changement climatique », Actes sud, Paris.
(25) Ce point renvoie à la question épistémologique des niveaux d’intelligibilité des réalités sociales. Pour un développement de cette question voir : « Comprendre les réalités sociales : questions de niveaux ». [Consultable ici]
(26) Cette notion a été proposée dans le champ de la psychologie et de d’économie comportementale. On cherche ici à faire adopter des comportements, sans contrainte, obligation ou menace mais davantage une incitation valorisante. Cette approche est quelquefois qualifiée de « paternalisme libertarien ». Voir: THALER H. Richard, SUNSTEIN Cass R., (2008), « Nudge: Improving Decisions about Health, Wealth, and Happiness », Yale University Press.
27) SCHWARTZ H. Shalom, (2006), « Les valeurs de base de la personne : théorie, mesures et applications », « Revue française de sociologie », 2006/4 Vol. 47, pages 929 à 968. [Consultable ici]
(28) LAKOFF George, JOHNSON Marck, (1998), « Philosophy In The Flesh : The Embodied Mind And its Challenge To Western Thought », Basic Books.
(29) LAKOFF, George, (1996), « Moral Politics : How Liberals and Conservatives Think », University of Chicago Press, Chicago.
LAKOFF, George, (2009), « The Political Mind, A cognitive Scientist’s Guide to your Brain and its Politics », Penguin Books, New York.
(30) Au sens de la notion d’ « idéal-type », élaboré par Max Weber
(31) Rappelons-nous ce que l’on a signalé plus haut : pour le plus grand nombre, la dégradation de l’environnement, c’est loin. (Voir l’image de l’ours blanc sur son morceau de banquise…)
(32)Sur ce point, on consultera spécifiquement : HAWKEN Paul, (dir.), (2018), « Drawdown. Comment inverser le cours du réchauffement planétaire », Actes Sud, Domaine du Possible, Paris.
(33) Voir le rapport à destination des décideurs [Consultable ici] ou encore [Ici]. Ce rapport distingue notamment des domaines comme la demande, les énergies, l’agriculture, l’urbanisme, la construction, les transports, l’industrie, la finance, les technologies…
(34) VARELA J. Francisco, (1989), « Connaître. Les sciences cognitives, tendances et perspectives », Seuil, Paris.
(35) On peut prendre l’exemple du sous-titre d’un ouvrage de Lakoff. Il manifeste que le focus est ici sur la cognition humaine. Toutes les langues procèdent par catégorisations. Il est vain d’opposer les performances respectives des options prises par chaque langue ou chaque culture : en revanche, une approche anthropologique du langage permet des comparaisons qui viennent nourrir les recherches, moins sur chacune de ces langues, mais davantage sur les structures cérébrales qui sont requises pour les comprendre, et dont elles sont, en quelque sorte, les révélateurs. Voir: LAKOFF George, (1987), « Women, Fire, and Dangerous Things. What categories Reveal about the Mind », The University of Chicago Press, Chicago and London.
(36) Le Monde, 08 nov. 2009
(37) Pour un approfondissement de ces points, on consultera notamment : LAKOFF George, JOHNSON Mark (1998), « Philosophy In The Flesh : The Embodied Mind And its Challenge To Western Thought », Basic Books.
(38) Antonio R. DAMASIO, (1995), « L’erreur de Descartes », La raison des émotions », Odile jacob, Paris. [Ed. Orig. (1994), « Descartes’ Error. Emotion, Reason, and Human Brain », A. Grosset /Putman Books]
(39) VIKTOROVITCH Clément, (2021), « Le pouvoir rhétorique. Apprendre à convaincre et décrypter les discours », Seuil sciences Humaines, Paris.
(40) Ce terme, polysémique à souhait, étant ici entendu comme un équivalent de l’habillage, de la mise en forme, du « packaging », en quelque sorte.